Visite Météo-France Guipavas

Entretien avec le Directeur du Centre

Météo-France de Guipavas

 

Dans le cadre de notre TPE, nous nous sommes rendus au centre Météo-France de Guipavas.

Le Directeur du Centre, Monsieur Aïdonidis nous a très gentiment reçus.


Pour notre entretien, nous avions réalisé un questionnaire que nous lui avions envoyé par mail la semaine précédant notre rencontre.

Vous trouverez ci-dessous la teneur de nos principaux échanges.

1) Présentation du site de Météo-France de Guipavas :

Monsieur Aïdonidis : « Météo-France est un établissement public placé sous la tutelle du Ministère des Transports. C’est à la fois un organisme scientifique et technique.

Ses missions sont les suivantes :

  • Assurer la sécurité des personnes et des biens,
  • Mener des recherches sur les évolutions du climat et leurs impacts,
  • Fournir l’assistance météo à la navigation aérienne,
  • Apporter une aide à la décision,
  • Observer et prévoir,
  • Coopérer avec les organisations européennes et internationales pour une météorologie de pointe partagée.

Pour mener à bien ses missions, une surveillance permanente 24h/24 et 365 jours par an est nécessaire et Météo-France possède un réseau d’observation de forte densité et de grande diversité : radars, stations automatiques, bouées… 

Les observations de Météo-France collectées au sol, en mer et depuis l’espace sont ensuite échangées avec celles des services météorologiques nationaux du monde entier.

La station Météo-France de Brest était avant un centre départemental mais le centre de Vannes va fermer et le centre de Brest sera donc responsable de deux départements : Finistère et Morbihan. Le centre météo de Brest est stratégique car il a une autre activité importante : celle de l’aéronautique. Il fait en effet de la prévision et de l’observation aéronautique, essentielles pour les activités de l’aéroport. Une autre particularité du centre de Brest est de faire de l’observation par radio-sondage (seules 7 stations météo en France le font). Il s’agit de gonfler un ballon à l’hélium 2 fois/jour auquel on accroche une sonde qui mesure la pression atmosphérique, la température, l’humidité et la direction et la force du vent ».

2) En quoi les variations de la PA influent-elles sur le temps qu’il fait ?

Monsieur Aïdonidis : « Nous avons deux situations opposées : la dépression (phénomène de basses pressions) et l’anticyclone (phénomène de hautes pressions). Il faut  savoir que l’anticyclone est une poussée d’air chaud qui vient de l’altitude. Il empêche alors les phénomènes agités de se produire. En général, quand on a un anticyclone : on a un temps calme, globalement pas de pluie mais le temps n’est pas forcément ensoleillé, le ciel peut être couvert.

Au contraire, une dépression attire et aspire les mouvements tourbillonnaires et le vent. Cela favorise la formation de perturbations. La dépression est un marqueur de mauvais temps, c’est une vaste zone qui peut atteindre plusieurs centaines de kilomètres, elle provoque principalement du vent. Cela génère souvent des perturbations qui donnent beaucoup de nuages et souvent de la pluie. La perturbation est une partie de la dépression ».

 

3) Les variations de la PA sont-elles un bon indicateur du temps ?

Monsieur Aïdonidis : « Je dirais que dans 90% des cas, les variations de la Pression Atmosphérique sont un bon indicateur du temps qu’il fait. Cela est rare mais il peut en effet arriver que des perturbations arrivent à s’infiltrer dans un anticyclone alors que la pression est élevée d’où ce chiffre de 90% des cas. »

4) Quelles ont été les plus basses et les plus hautes PA à Brest que vous ayez connues ?

Monsieur Aïdonidis : « Il faut tout d’abord rappeler que la valeur moyenne scientifique de la pression atmosphérique est de : 1013 hPa. Chez nous à Brest, la valeur la plus basse mesurée est de 953 hPa et la plus élevée de 1045 hPa. Mais étant dans une zone tempérée, on oscille globalement à Brest entre 950 et 1050 hPa ».

5) Pouvez-vous nous parler des bouées météorologiques ? Comment elles fonctionnent ? Comment récupérez-vous les données ?

Monsieur Aïdonidis : « Deux sortes de bouées existent. Les bouées ancrées (grosses bouées faisant quelques mètres de diamètre) sur lesquelles on implante différentes sortes de capteurs météo ou de mesures océanographiques telles que la température à la surface de la mer ou encore la mesure des vagues. Ce genre de bouées coûte cher à la fois à fabriquer et à installer. Nous en avons trois en France : une au large de la Bretagne, une dans le golfe de Gascogne et une en Méditerranée. Il y a aussi les bouées dérivantes, plus petites. Les données de ces bouées étant récupérées par satellite ».

Nous remercions vivement Monsieur Aïdonidis pour la visite du centre et le temps qu’il nous a consacré. 

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